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De la visibilité individuelle à la visibilité collective : le bonheur entrepreneurial partagé – Partie 2

L’idée de corréler la performance économique de l’entreprise à la dynamique du dialogue social interne devient de plus en plus pertinente pour améliorer la visibilité des acteurs à moyen terme. (Cet article est suite à l’article publié le 31 août 2017)

II – Améliorer la visibilité : les outils de gestion du pilotage du partage du bonheur entrepreneurial

Vous conviendrez que dans ce contexte productiviste vertueux, une révision radicale des outils de pilotage des entreprises s’impose. A commencer par le plan comptable général, qui classerait dorénavant les produits et les charges d’exploitation de l’entreprise en fonction des flux de bien ou de mal-être comme suit :

– Le chiffre d’affaires et les ressources seront ventilés en deux catégories. D’une part les produits générés par les clients heureux. D’autre part, ceux émanant des clients qui ne le sont point.
– Les charges et les emplois seront répartis également en deux catégories. D’une part, les dépenses générées par les collaborateurs heureux. D’autre part, celles engendrées par ceux qui ne le sont pas.

Ceci acquis, il sera alors possible de créer des classes de recettes-charges/ressources-emplois en fonction du degré de satisfaction de la clientèle et de celui des salariés de l’entreprise. Une autre manière plus incisive de mesurer les coûts de la « non qualité ».
Nous présentons ci-dessous un exemple de résultat de cette démarche où le couple clients et salariés malheureux représenterait 10% de l’effectif étudié.

– clients et salariés heureux : 50%
– clients heureux/salariés malheureux : 20%
– clients malheureux/salariés heureux : 20%
– clients et salariés malheureux : 10%

 

On peut attendre de ce croisement d’informations une analyse riche d’enseignements pour la gestion sociale et commerciale des entreprises et la stratégie des différents acteurs de la vie économique.

Pour un nouveau modèle relationnel entre le capital, le travail et le consommateur…
Le concept de « bonheur entrepreneurial partagé » vise à une nouvelle dynamique du paritarisme et nous semble être une voie prometteuse pour créer davantage de visibilité sociétale.
Dans ce contexte où il devient partie intégrante du projet d’entreprise, la fonction « décriée » d’élu devrait être appelée à susciter de nouvelles vocations… descendre davantage dans les ateliers et dans les bureaux plutôt que dans la rue…

Voilà de quoi susciter, également, de nouveaux marronniers dans la presse économique. Imaginez un numéro spécial dédié au « Classement des entreprises où il fait bon acheter et y travailler », incitant à ne pas investir dans les firmes qui cultivent en permanence l’insatisfaction de leurs collaborateurs… malheureux !

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